• La Divine Géométrie

    Karen Engelmann

    Éditions JC Lattès

    Publié en 2013

    500 pages

     

     

     

    Synopsis

    En cette année 1791, à Stockholm, la vie est presque parfaite pour Emil Larsson, fonctionnaire au Bureau des douanes, joueur et célibataire endurci. Mais voilà qu’un soir, Mme Moineau, tenancière d’une maison de jeu très privée et cartomancienne de son état, lui fait part d’une vision qu’elle a eue le concernant : amour et union sont promis à Emil. Elle lui propose de lui tirer une Octave, un tarot préfigurant les huit personnes susceptibles de l’aider à réaliser cette vision, s’il parvient à les trouver. Intrigué, Emil commence donc sa quête. Mais au cours d’une partie de cartes, les pouvoirs de l’Octave se révèlent dans toute leur profondeur : il ne s’agit plus seulement d’une affaire de cœur. Réunir les Huit est à présent crucial pour tirer le pays du chaos qui le menace. Sous le règne du roi Gustave III, tandis que les vents révolutionnaires font rage à travers les capitales européennes, La Divine Géométrie nous présente une galerie de personnages hauts en couleur dans un récit empreint de mystère et de magie.

     

     

    Mon avis

    Je tiens tout d'abord à remercier les Éditions Lattès pour cet envoi, et à m'excuser très sincèrement pour le retard de ma chronique.

     

    De prime abord, je ne fais pas particulièrement partie de ceux qui croient aux diverses techniques divinatoires. Mais, je ne dis pas non plus que j'y suis totalement fermée. En fait, j'ai tendance à bien vouloir croire à différents phénomènes paranormaux, mais comme on ne peut pas vraiment prouver leur véracité, je reste sceptique. En gros, j'y crois, mais...

    J'étais donc quand même curieuse quand on m'a proposé de découvrir ce livre. Malheureusement, la sauce n'a pas pris avec moi, et le résumé qui me faisait espérer un récit bourré d'intrigues et de mystères n'a de loin pas été à la hauteur.

    Si le début m'a emballée, avec le tirage des différentes cartes de l'Octave, la suite m'a totalement perdue, ennuyée, et j'ai abandonné ma lecture arrivée à la page 210. En effet, pendant une bonne centaine de pages, j'ai trouvé qu'il ne se passait rien d'intéressant, et même, à vrai dire, je n'ai pas compris grand-chose au récit. Je l'ai trouvé long, ennuyeux, inintéressant, et pas du tout fidèle à ce que le résumé nous laissait croire.

    Je m'attendais à une histoire ésotérique mélangeant fiction et faits historiques réels, et ce que j'ai finalement ressenti, c'était plutôt une histoire simplement "personnelle", celle de la recherche de l'âme soeur d'Emil Larsson.

     

    Ce dernier, d'ailleurs, m'a complètement exaspérée. Naïf, niais, ses gémissements et plaintes perpétuels, son indécision, m'ont lassée. 

    De manière générale d'ailleurs, les personnages ne m'ont pas spécialement convaincue, à part peut-être Mme Moineau que j'ai trouvée assez mystérieuse.

     

    Le style de l'auteur n'est pas spécialement désagréable, mais je l'ai néanmoins trouvé parfois maladroit et manquant de fluidité.

     

    En résumé, je ressors déçue de cette lecture dont le résumé ne tient pas ses promesses d'une aventure rocambolesque, rythmée et mystérieuse, et dont on se perd dans les méandres  d'une intrigue politique assez complexe. J'ai abandonné.

     

     

    Appréciation

     

     

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  • Françoise Pitt-Rivers

    Éditions Le Passage

    Publié en 2013

    237 pages

     

     

    Synopsis

    Un portrait que vous avez toujours vu chez vous. II a été peint au début de la Révolution à Paris. La facture en est classique, on y respire un certain luxe tranquille dans lequel vit une famille très Ancien Régime. Et pourtant... Quand le hasard vous met entre les mains le journal écrit par l'homme représenté sur le tableau, celui-ci se met à révéler ses secrets et c'est l'envers du décor que l'on découvre.
    Car ce journal, c'est celui de Jean Lacoste, un homme qui vient de la campagne, avoue son ambition de grimper l'échelle sociale et décrit sans détour les étapes de sa métamorphose : son enfance dans un village du Quercy, sa découverte de Paris et d'une société brillante, son arrivée à Lyon où se révèlent à lui un métier, celui du tissage de la soie, et un art, celui de la décoration. On suit avec bonheur le récit de ces années d'apprentissage, jalonnées de séduisantes figures féminines.
    Elles le mèneront à occuper une position enviable, celle d'un citadin élégant dont la fortune est faite. Mais à jouer les marquis en se faisant portraiturer dans son beau salon parisien, Jean Lacoste ne s'approche-t-il pas dangereusement de la guillotine ?

     

     

    Mon avis

     

    Je tiens tout d'abord à remercier Babélio pour ce partenariat. 

    Ce livre a été lu par ma môman ^_^

     

    Alors, je dois dire que je ressors de cette lecture avec un sentiment mitigé. Pourtant ça partait plutôt bien, mais je n'ai pas été emportée. Le sujet était au demeurant intéressant et original, mais j'ai trouvé la mise en scène peu accrocheuse, et je n'ai pas réussi à plonger totalement dans le livre. De manière générale, j'ai trouvé l'ensemble assez plat.

    Je trouve que parfois, l'auteur s'éloignait trop, à mon goût, du sujet principal. Beaucoup de digressions, trop pour moi, ce qui m'a fait pas mal de fois perdre le fil de l'histoire. Le début donne envie d'en savoir plus, mais c'est malheureusement terni par des longueurs, des passages un peu longs sur des sujets pas spécialement intéressants, alors que d'autres auraient mérités plus de développement, d'explications. De même, je trouve qu'on ne parle pas assez de la soierie à proprement parlé, des techniques de tissage, alors que je pensais que c'était le thème central, vu le titre. Pour moi, on s'en éloignait trop. 

    Les personnages, nombreux, sont crédibles, bien construits et bien décrits. 

    La plume de l'auteur enfin, est agréable, maîtrisée et relativement fluide, même si certaines phrases sont parfois un peu lourdes. Le vocabulaire est varié, mais un peu trop technique et spécifique par moment. Un lexique ou des notes en bas de page auraient été appréciables. 

     

    En résumé, je dois dire que cette lecture m'a un peu déçue. L'idée était originale et intéressante, mais je m'attendais à ce qu'on parle plus du tissage en lui-même. Il y a un manque de rythme, la fin m'a semblé précipitée, et m'a laissée sur ma faim ! Dommage.

     

     

    Appréciation

     

     


     

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  • Via Temporis, t1 : Opération Marie-Antoinette

    Joslan F. Keller

    Éditions Scrineo (jeunesse)

    Publié en 2011

    334 pages

     

     

    Synopsis

    Paris, 14 décembre 2012. Mathias Brume et son amie Charlotte Champlain sont deux étudiants comme il en existe des milliers : ils étudient et ils s’aiment ! En répondant à l’invitation d’Aimery de Chalus, un vieux professeur de la Sorbonne inconnu, ils sont loin de se douter de l’incroyable découverte qui les attend. Sous prétexte de déchiffrer une énigme particulièrement retorse, nos deux héros vont d’abord apprendre l’un des secrets les plus gardés de tous les temps. Mais surtout, la menace tangible d’une prophétie oubliée, de nature à balayer l’humanité, va les emporter dans une série d’aventures déconcertantes qui leur fera découvrir les moments clés de la Révolution française. Mathias et Charlotte découvriront-ils qui se cache derrière cette terrible intimidation ? Comment échapperont-ils aux pièges du passé ? Et, au terme de cette aventure extraordinaire, sauveront-ils le monde de sa fin annoncée ?

     

     

    Mon avis

    De manière générale, je pense que je suis plutôt bonne lectrice, même si avec le temps et les chroniques, ma vision des choses s'est peut-être affinée, aiguisée. Disons que depuis que je tiens un blog, je me pose plus de questions lors de mes lectures, je les analyse plus. Alors qu'avant j'appréciais, plus ou moins, toutes mes lectures, maintenant je deviens plus "regardante" on va dire. Mais quand même, j'ai rarement détesté un livre. Et donc, une fois n'est pas coutume, c'est le cas pour celui-ci.

    Ça partait pourtant bien. Le fond m'attirait énormément : un mélange d'aventure, de voyage dans le temps, le tout dans un cadre historique. Ça ne pouvait que me plaire. Hélas ! La forme m'a laissée totalement de marbre, et m'a même souvent exaspérée. 

     

    Mathias, 19 ans, et sa petite-amie Charlotte, 17 ans (il me semble) se rendent chez Aimery de Châlus, un éminent professeur de la Sorbonne, un soir de décembre 2012. Celui-ci a contacté Mathias via un forum de passionnés d'Histoire en vue de lui demander son aide pour résoudre une énigme. Aimery a lui-même été contacté par un certain Iké Darkvenom qui le menace de faire mourir le temps le 24 décembre s'il ne remplit pas un certain nombre de missions. Pour cela, ils doivent répondre à des énigmes et voyager dans le passé à l'aide d'un petit appareil, le Tempoflux.

    Je n'ai accroché ni avec la façon de présenter ces aventures, ni avec les personnages. Si l'idée pouvait être alléchante et intéressante, j'ai trouvé le tout brouillon voire tiré par les cheveux et absolument pas crédible. Beaucoup de choses, d'informations (je ne parle pas là des évènements historiques), de dénouements, nous sont balancés comme ça, sans explication aucune. 

    Bon déjà, un professeur de la Sorbonne qui fait appel à un parfait inconnu, mouais. Mathias qui répond à l'invitation de quelqu'un qu'il ne connait pas. Hum, QUI de nos jours serait encore assez stupide pour faire ça ?? De même, le Tempoflux, sorte de petit téléphone protable en BOIS, permettant les voyages dans le temps, auquel on donne des capacités plus ou moins douteuses (le retour n'est possible qu'une heure après l'arrivée par exemple) ; mais il sert aussi de genre de talkie-walkie et d'autres choses dont je ne me rappelle plus, un parfait couteau suisse quoi, comme c'est pratique ! Si la création de cet objet nous est donnée, son fonctionnement n'est pas du tout expliqué : il fait voyager dans le temps ok, mais comment, pourquoi ? Je veux bien que ce soit un livre jeunesse, mais faut pas pousser.

    J'ai aussi relevé plusieurs incohérences dans le récit. Au chapitre 9, la date indiquée est le JEUDI 16 décembre, alors que nous commencons le récit le VENDREDI 14...

    Au chapitre 7, on ne sait pas pourquoi, Charlotte et Mathias se rendent à Quillbeuf. Bien sûr il y a une rasion, mais on ne sait pas comment ils en sont arrivés à cette conclusion. À moins que je n'aie pas bien compris...

    Tout le long du livre, le chat de Charlotte se nomme Méphisto, et p306, on ne sait pas pourquoi, il s'appelle d'un coup Belzébuth !

    Lors d'un voyage dans le temps en 1790, Charlotte surprend la conversation d'un homme qui explique à son interlocuteur que sa femme a demandé le divorce. Or celui-ci a été autorisé seulement en 1792.

    Ce n'est rien de dramatique bien sûr, mais ça gâche un peu tout.

     

    Les personnages sont inattachants, fades et sans saveur. Charlotte est une petite pintade stupide, exaspérante au plus haut point, tellement qu'il m'est arrivé plus d'une fois d'avoir envie de lui en coller une pour qu'elle se taise. Mais comment et pourquoi est-elle dans cette histoire ? Elle est d'une bêtise affligeante, stupide et superficielle, avec le QI d'une huître. MAIS, par je ne sais quel miracle, elle arrive à résoudre des énigmes  WTF ??

    Mathias aurait pu être intéressant s'il ne m'avait pas paru aussi transparent. Et sans Charlotte, évidemment.

    Aimery de Châlus ne reflète pas l'image que je me fais d'un professeur de la Sorbonne, cultivé, posé, réfléchi. Bon en même temps, j'en connais pas des masses .

    Iké Darkvenom, le "méchant", m'a paru très ridicule. 

     

    Concernant le style d'écriture, je n'ai pas grand chose à en dire. Il est simple et assez fluide, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. Cependant, j'ai un énorme reproche à faire à je ne sais pas qui d'ailleurs, mais plusieurs phrases étaient écrites sans AUCUN espace entre les mots, et ce sur pratiquement TOUTES les pages. C'est extrêmement gênant pendant la lecture et ça casse le rythme.

     

    En me relisant, je constate que je suis vraiment très négative. Il n'y a quand même pas que du mauvais à mes yeux dans ce livre. Les voyages dans le temps, de par leur richesse historique, sont vraiment très intéressants. Une belle plongée dans une période de l'Histoire de France assez mouvementée. J'ai également beaucoup apprécié les notes de l'auteur à la fin du livre pour nous expliquer ces évènements, l'authenticité de ceux-ci. 

    Je vais citer une phrase de l'auteur pour vous faire comprendre :

    " Disons qu'il s'agit d'une fiction qui s'inscrit dans un cadre historique réel. [...] Pour faire simple, tous les voyages dans le passé s'appuient sur des faits admis par les historiens [...] ou la réalité dissimulée derrière la légende littéraire." p.342

     Je trouve cette explication très intéressante, car j'avoue qu'au bout d'un moment, je ne savais plus trop si je devais penser lire des faits authentiques ou de la fiction pure. 

     

    En résumé, c'est une lecture qui m'a fortement déçue de par sa forme. Pour moi, une histoire ne vaut que si elle est portée par des personnages faits pour elle, mais la réciproque est également valable. Je ne sais pas si je suis bien claire :s Par exemple, je ne verrais pas les perso de Harry Potter dans une des trilogies d'Ewilan, vous voyez ? 

    C'est bien la 1ère fois que ça m'arrive, mais je ne suis pas encore sûre de poursuivre. J'essayerai peut-être le tome 2, voir si ça s'améliore ou pas, sinon je laisserai tomber.

     

     

    Appréciation

     

      


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