• Le protectorat de l'ombrelle, t1 : Sans âme

    Le protectorat de l'ombrelle, t1 : Sans âme

    Gail Carriger

    Éditions Orbit

    Publié en 2010

    313 pages

     

     

    Synopsis

    Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

     

     

    Mon avis

    Nous partons ici dans l'Angleterre du XIXème siècle, où les mots étiquette, convenances, chaperon et autres expressions ayant trait au sens des relations sociales londoniennes sont de rigueur. Une époque où il est inconvenant pour une jeune femme de se promener seule, de montrer ses chevilles, de ne pas porter de chapeau, d'avoir des avis et opinions ! Une époque où les femmes ont des tenues du matin, d'après-midi, de promenade ! 

    Mais également une époque où se côtoient 3 genres : les naturels (les humains donc), les surnaturels (vampires, loup-garous et fantômes) et les paranaturels, les "sans âme".

     

    J'ai eu la surprise de gagner ce livre lors d'un concours chez Nanet, que je remercie encore une fois ^_^, et j'étais à la fois curieuse et impatiente de le lire, mais aussi quelque peu inquiète, ce livre étant également classé en steampunk, un genre (sous-genre plutôt) que je n'avais encore jamais testé. Et donc ?

    Eh bien, j'ai juste adoré ! Autant l'époque, que l'histoire, les personnages, le style d'écriture !

     

    J'ai trouvé l'histoire très originale ! Miss Alexia Tarabotti est donc une paranaturelle, une sans âme. Je ne vais pas m'étendre sur cette particularité pour ne spoiler personne, mais j'ai trouvé cette idée très originale. C'est aussi grâce/à cause de cette particularité qu'il va lui arriver nombre de péripéties et qu'elle va être impliquée dans une affaire très obscure. 

    L'histoire est dense et bien menée, je n'ai pas décelé d'incohérences. Les passages de l'enquête alternent avec ceux de la vie de Miss Tarabotti, et l'une comme l'autre sont bien remplies et riches en rebondissements ! 

    Les débuts ont cependant été un peu durs, le temps que tout se mette en place, mais surtout que je m'habitue à cet univers.

    J'ai apprécié le dénouement qui ne m'a semblé ni facile ni rapide. Et pour une fois, l'histoire ne s'arrête pas pile poil après le dénouement de l'intrigue, mais se poursuit encore quelques temps, ce qui apporte réponses et explications, ainsi qu'une ouverture pour la suite.

    J'ai aussi trouvé la relation Alexia-Maccon touchante de réalisme, de sincérité et de tendresse. 

    J'ai beaucoup aimé la mise en avant des relations sociales et de la hiérarchie aussi bien dans les meutes que dans les ruches. Des explications intéressantes et, pour ma part, innovantes.

     

    Les personnages sont relativement nombreux. De manière générale, je ne suis pas du genre à m'attacher ni à m'identifier à eux. Je les apprécie, ou pas, je "vis" les aventures avec eux/à travers eux, mais quelque part au fond de moi, sans que j'en aie forcément conscience, je sais qu'ils restent des personnages de fiction. Mais il ne faut jamais dire jamais, et Miss Alexia Tarabotti est l'exception qui confirme la règle. C'était pourtant plutôt mal parti. J'avais du mal avec sa façon de parler, ses réactions, son côté maniéré, futile même parfois, mais petit à petit, à force d'en découvrir un peu plus sur elle au fil des pages, j'ai commencé à la comprendre, à l'apprécier, mais surtout, à m'identifier à elle. Son passé, sa famille hautaine, hallucinante de bêtise, de méchanceté et de superficialité, sa franchise, son humour piquant et subtile, sa détermination, son intelligence, sa curiosité,... autant de choses qui font d'elle une personne vraiment attachante et qui donne envie d'être connue, beaucoup plus qu'elle ne le pense, mais surtout qu'on le lui laisse penser. C'est quelqu'un de meurtri, que sa famille n'a de cesse de rabaisser (à cause de son âge et de son célibat qui font d'elle une vieille fille (qu'est ce que je devrais dire moi alors ! ), mais également de son physique qu'on dit ingrat (qu'est ce que je devrais dire moi alors ! *bis* )). Je me suis reconnue en elle, pas par rapport à la famille ni rien, mais par rapport au manque de confiance en soi. C'est dur à expliquer, mais elle m'a énormément touchée et émue.

    Je ne vais pas m'étaler sur les autres personnages, je les trouve bien construits, que se soit les bons comme les mauvais. Il y ajuste Lord Akeldama avec lequel je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché tellement je l'ai trouvé cliché. Ceux qui ont lu le livre auront certainement compris. 

     

    Le style d'écriture est fluide et agréable. Le langage peut paraître parfois "empesé", mais colle tout à fait à la période où se déroule l'action. 

     

    Ce n'est pas dans mes habitudes, mais je vais pour une fois mettre une citation qui m'a beaucoup fait rire, et qui représente tout à fait l'humour de Miss Alexia Tarabotti :

     

    " - Eh bien, vous êtes un loup-garou écossais, nu et couvert de sang, et je vous tiens toujours la main." p. 280

     

    En résumé, une intrigue riche, complexe et bien menée, un univers intéressant, des rebondissements et un suspense haletants, un dénouement sans facilité aucune et une héroïne attachante et hors norme, c'est un coup de coeur !

     

     

    Appréciation

     


     

     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 28 Janvier 2016 à 22:02
    Psylook
    Je viens de découvrir cette série. J'ai autant aimé que toi l'univers et les personnages - il n'y a que pour Akeldama : tu as mis le doigt sur ce qui me dérangeait chez lui sans trouver les mots, il fait cliché pour notre époque, dans un monde de manga, mais contrairement aux autres vampires de Londres, il ne l'est justement pas... Jusqu'à la partie du club, il me laissait un goût d'étrangeté :p
    2
    Jeudi 28 Janvier 2016 à 22:53

    Aaaaaaaah je suis contente que tu aies aimé ! J'ai hâte de lire ta chronique ! 

    Je 'tavoue que je ne garde pas un souvenir très précis des personnages... Je me suis peut être mal exprimée maintenant que tu le dis, en le qualifiant de cliché. J'aurai peut être dû dire trop extravagant pour moi. Enfin, je sais pas, y a un truc qui passait pas. Mais si oui, d'après mes vagues souvenirs, après ce fameux passage mon opinion sur lui c'était légèrement améliorée ^^

    3
    Samedi 30 Janvier 2016 à 10:23
    Psylook
    Ah non, mais je pense que tu as totalement raison lorsque tu dis qu'il fait cliché : il aurait pu être un vampire dans un manga Yayoi (extravagant et tellement hors du temps) - d'ailleurs y a un manga inspiré de la série et dans les images c'est totalement comme ça que je le voyais
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