• Sîn, t1 : Le dernier poète

    Sîn, t1 : Le Dernier Poète

    Noureddine Séoudi

    Éditions Atria

    Publié en 2009

    472 pages

     

     

     

    Synopsis

    Comment une conque couverte de symboles en njomalil ou langue des étoiles, la plus ancienne et mère de toutes les langues, a-t-elle pu échouer sur les berges du Nahdor, alors que la rivière ne communique pas avec l'océan ? Quelqu'un l'a-t-il placée là délibérément ? Quel message renferme-t-elle ?

    Le mage Felden, terriblement inquiet suite à la découverte de ce mystérieux coquillage, décide de quitter le Naharina pour rejoindre Kudram, la cité des mages. Se joignent à lui Imrou et Rânsa, deux adolescents qu'il a recueillis enfants, ainsi que leurs amis : Siméon, Dalim et Selma.

    Ce long voyage parsemé d'embûches, de rencontres inquiétantes, fantastiques va révéler nos jeunes compagnons : les apparences sont souvent trompeuses...

    Notre petit groupe sera-t-il le bienvenu à Kudram ? La prochaine guerre de l'Arbre serait-elle imminente ? Quel sera le destin de chacun d'entre eux ? Quel rôle décideront-ils de jouer dans cet avenir incertain ?

     

     

    Je tiens tout d'abord à remercier Livraddict ainsi que les Éditions Atria pour ce partenariat .

     

     

    Mon avis

     

    Je n'aime pas faire des chroniques négatives. Je n'aime pas non pas parce que je n'ose pas ou que j'ai peur de dire ce que je pense, mais parce que j'imagine à quel point ça doit être dur pour un auteur, même s'il en est conscient, de lire une critique négative... Et ce n'est jamais évident d'en écrire une.

    Quand j'ai vu ce livre à l'affiche des partenariats de Livraddict il y a quelques semaines, j'ai tout de suite été attirée par sa couverture à la fois mystérieuse et colorée, ainsi que par le résumé. Une aventure dans un univers aux accents orientaux, voilà quelque chose d'inhabituel, et j'étais persuadée d'accrocher. Or pas du tout. 

     

    La trame de base n'est pas spécialement inédite. Une quête, une mission, des mystères, des méchants, des élus,... Bon. En même temps, c'est difficile d'avoir autre chose dans une aventure. Finalement, tout dépend de la manière dont est traité de le sujet, de ce qui entoure l'intrigue principale. Et là je peux résumer en un mot : gnein ? 

    Imrou et Rânsa trouvent un coquillage porteur d'étranges symboles. Ils le montrent à Felden, qui décide subitement de partir à Kudram. Soit. Mais pourquoi ? Eh ben honnêtement j'en sais rien. Et c'est à peu près comme ça tout du long. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire tant l'auteur amène de détails, d'infos, toujours et encore plus. Je me suis complètement embrouillée, perdue, noyée. Et j'ai retenu très peu d'infos. 

    L'auteur part dans des explications extrêmement compliquées et confuses, sur son univers, sa mythologie, et s'éloigne complètement de la trame de base, à savoir son coquillage tagué. Du moins c'est ce que j'ai ressenti. 

    Il y a trop d’anecdotes, de légende, d'histoires, de détails. 

    De même, malgré la (très jolie soit dit en passant) carte présente au début du roman, je n'ai pas vraiment réussi à me repérer, et je n'aurai pas du tout réussi sans l'itinéraire tracé. 

    L'intrigue n'avance pas donc, et le voyage est émaillé de rencontres, d'obstacles, dont je n'ai pas saisi l'utilité. Il y a beaucoup de facilités, les "combats" sont réglés en 2mn top chrono, les rebondissements sont quasi inexistants et les dénouements prévisibles. 

     

    Les personnages sont très nombreux, et, là encore, je me suis perdue et avait beaucoup de mal à savoir au bout d'un moment qui est qui. De manière générale, concernant les personnages de la "troupe" de base, je les ai trouvés très immatures, même les adultes, et tous très plats, identiques. Ils sont tous sages, gentils, bons, avec des qualités exceptionnelles... 

    Quant aux méchants, ils sont... très méchants. 

     

    La plume de l'auteur, en raison de la quantité d'informations, n'est pas spécialement fluide et légère. Je l'ai trouvée souvent embrouillée et maladroite.

    La mise en page est vraiment très particulière. Il y a beaucoup de lignes sautées, ce qui en général marque la fin d'une action, d'un passage. Mais pas là. Là ça marque... je sais pas quoi à vrai dire. Ça casse le rythme. 

    De même, l'utilisation abusive des virgules, bien souvent mal placées, est extrêmement dérangeante et casse le rythme. 

    Il y a également beaucoup de répétitions, et des fautes d'orthographe sont passées au travers des corrections. Quand il en reste quelques unes ce n'est pas dérangeant, mais là, il y en avait encore au moins une 20aine, et encore, je n'ai même pas fini le livre...

     

    Je ne peux nier qu'il y avait de bonnes idées dans ce livre (les arches à l'entrée de Kadrum, l'épreuve de la plume par exemple), malheureusement le tout a été mal exploité. J'ai eu beaucoup de mal, le début est plutôt chaotique, les révélations ne commencent enfin qu'à la page 157 à peu près. 

    M'ennuyant fermement arrivée aux 2/3 du livre à peu près, je m'étais résolue à abandonner cette lecture. Mais comme il s'agit d'un partenariat, j'avais beaucoup de scrupules. Je ne trouvais pas ça correct. J'avais donc décidé de le finir au moins en diagonal. Seulement voilà, je suis tombée sur 2 énormités qui m'ont fait bondir. 

    Je ne fais généralement pas de parallèle avec d'autres livres que j'ai lus, je n'aime pas ça. La frontière entre inspiration et """plagiat""" (conscient ou non) est extrêmement faible. Et puis ce n'est pas parce que quelqu'un voit une ressemblance de près ou de loin avec un autre livre qu'un autre lecteur le ressentira de la même manière. Mais là je trouve ça trop gros. 

    Tout d'abord, lorsqu'un des protagonistes monte sur un énorme oiseau volant, voici la phrase qu'il dit :

    - Vole Altaïr, vole ! Montre ce que célérité veut dire !  p.315

     

    Voici la phrase qu'on peut entendre dans un film très connu :

    "Cours Gripoil, montre nous ce que le mot célérité veut dire".

     

    C'est quand même très ressemblant non ? Mais bon, ok, c'est mon imagination.

    Or quelques pages plus loin :

    - Quel est le nom de cette galette ? demanda-t-il à Felden en grimaçant.

    - C'est de la kesra, du pain de voyage sinéen. [...] Une bouchée de ce pain contient l'énergie d'un repas complet. p. 366

     

    Bon bon bon... là désolée, mais c'en était trop pour moi. Je le répète, je ne parle pas de plagiat. Simplement en cas d'inspiration, j'ai trouvé ça moyennement subtil. Après, ce n'est que mon avis, il n'engage que moi.

     

    En résumé, un univers aux saveurs orientales intéressant, une intrigue certes classique, mais qui a malheureusement été mal exploité selon moi. Trop de détails, trop de longueurs, trop de perso, une intrigue qui se perd dans les méandres des explications, je pense qu'il aurait été judicieux de supprimer pas mal de choses pour alléger et fluidifier le récit. 

     

    Appréciation

    j'ai abandonné

     


     

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