• Ça, T1

     Ça, T1

     

    Ça, T1

    Stephen King

    Éditions J'ai lu, publié en 1990

    499 pages

     

     

    Synopsis

    Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent: des enfants disparaissent, d'autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d'amis fidèles, traquent cette "chose" abominable qui vit dans un réseau d'égouts abadonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d'un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l'état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l'amour et l'amitié pour vaincre "Ca" qui, lui aussi, peut avoir peur...

     

    Mon avis

    Je ne sais pas du tout par où commencer ! Il y a tellement de choses à dire... Ayant vu l'adaptation télé il y a plusieurs années (mes souvenirs sont un peu flous) je peux dire que l'histoire me plaît. Maintenant, en me basant sur le livre, je suis plus mitigée. Le livre est divisé en 2 parties principales, séparées à peu près au milieu par un "Premier intermède". Les 2 grandes parties sont divisées en chapitres, eux-mêmes divisés en sous-chapitres (vous suivez ?). Chaque chapitre correspond à un moment. Le 1er se passe en 1957, le 2ème en 1984, et ils n'ont a priori rien en commun. Ceux qui n'ont pas vu les films se sentiront déjà un peu perdus.

    Dans ce 1er tome, il n'y a pas vraiment de grosse scène de terreur, mais quelques petites scènes dispersées ça et là pour nous mettre l'eau à la bouche, principalement dans les toutes dernières pages ! On se sent un peu frustré quand même.

    Dans la 1ère partie, chacun des 6 derniers chapitres nous présente l'un des personnages : leur vie entière (passée et présente), des anecdotes, des retours en arrière. C'est franchement long, très long, et j'ai dû vraiment m'accrocher pour continuer. Cette partie est très déroutante car les différents chapitres n'ont pas vraiment de rapport entre eux, c'est a priori une succession de tranches de vie. Cependant, même si c'est très fastidieux, il faut tout de même reconnaitre que ça permet de bien connaitre les acteurs de cette histoire, leur psychologie, on sait pourquoi ils réagissent de telle manière, finalement, on les connait très bien !

    La 2ème partie est quant à elle consacrée au voyage qui va conduire les compagnons à Derry. C'est un mélange de passé et de présent, et SK nous promène admirablement de l'un à l'autre, waouh ! Les chapitres sont en majorité à nouveau consacrés aux personnages principaux. Le début de chaque chapitre est rédigé en italique (qui signifie qu'on est dans le présent). Le personnage est donc en route pour Derry, il se remémore des souvenirs d'enfance, et paf ! d'un coup, et de main de maître, SK nous propulse dans le passé, au milieu d'une phrase. Si l'effet est surprenant au début, il n'en est pas moins original, et rend le récit encore plus réaliste.

    Côté écriture, SK mélange les styles. Registre soutenu dans la narration et les descriptions, il utilise un vocabulaire très riche et varié. Je ne pense pas être une inculte, mais j'aurai plus d'une fois eu besoin d'un dictionnaire (p. 186 "une foëne" ; p. 215 "péristaltique" ; p. 218 "pétrousquin" ; p. 336 "chitineux" par exemple) ! SK est bien sûr réputé pour ses looooongues descriptions, et Ça ne déroge pas à la règle ! Je ne me rappelle d'ailleurs pas avoir autant galéré dans un de ses livres. C'est la raison qui a fait que j'ai honteusement abandonné lors de ma 1ère tentative il y a quelques années.

    Il a aussi le don de faire des phrases et des parenthèses à rallonge (p. 116, une parenthèse de 6 lignes par exemple, de quoi vous faire perdre le fil ! Et ce n'est pas la plus longue que j'ai repérée...), de sorte que j'ai dû relire certains passages à plusieurs reprises avant d'imprimer. Il utilise également bon nombre de figures de style pour donner de la consistance et de la richesse à ses phrases (par exemple, une allitération p. 388 "ce récit long et laborieux").

    Bien que maître de l'horreur, il distille aussi çà et là de petites touches humoristiques (p. 108 "[...] et 2 de lait de magnésie Phillips (l'ordinaire, qui a un goût de craie liquide, et le nouveau, parfumé à la menthe, qui a un goût de craie liquide parfumée à la menthe. ") ). Bien sûr on ne rit pas à s'en décrocher la mâchoire, mais quand même !

    Les dialogues quant à eux sont écrits dans un registre familier lorsque ce sont les enfants qui parlent, et dans un registre plutôt courant lorsque ceux-ci sont adultes mais toujours d'une manière crédible et réaliste - quoique j'ai trouvé que les enfants avaient une manière de parler un peu trop "adulte" par moment, mais en même temps, je ne sais pas comment parlaient les gosses dans les années 60 !

    Son style d'écriture est vraiment riche, varié, dynamique (moins dans la partie description, c'est vrai).

     

    En résumé, je regrette de ne pas m'être plongée avant dans cette lecture. Il faut bien admettre que le début est long, il faut vraiment s'accrocher, mais ça  en vaut la peine !

     

    Appréciation


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    Livre lu dans le cadre d'une LC organisée par Babynoux sur Livraddict.

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